On te blesse, tu ressens fort, et soudain, c’est toi le problème.
“T’es trop sensible”, “faut pas tout prendre à cœur”, “tu dramatises”.
Mais personne ne parle du fait qu’ils t’ont blessée, hein.
Non, c’est toi, ton émotion, ta réaction, ton trop-plein — toujours toi.
Et tu finis par te demander si t’as un problème.
Si t’es “trop”.
Trop émotive, trop à fleur de peau, trop fragile.
Mais non.
Tu ressens juste avec intensité dans un monde où tout le monde fait semblant de rien ressentir.
J’ai longtemps cru que je devais cacher mes émotions pour être “mature”.
Que me taire voulait dire être forte.
Mais j’ai fini par comprendre que me retenir, c’était m’abîmer.
Y’a des gens qui blessent, puis qui se vexent quand tu saignes.
Ils te disent que tu devrais apprendre à “laisser couler”, alors qu’ils n’ont jamais dû recoller les morceaux qu’on leur a laissés.
Tu vois, on idéalise les gens “détachés”, les cœurs froids, les “je m’en fous”.
Mais moi, je trouve que c’est un courage d’aimer encore après tout ça.
Un courage de pleurer, de dire “ça m’a fait mal”, de pas se transformer en mur.
Oui, je suis émotive.
Oui, j’ai les larmes faciles.
Et alors ?
Au moins, quand je dis que j’aime, c’est pas du fake.
Quand je suis blessée, c’est parce que j’ai ressenti pour de vrai.
Le monde a besoin de gens comme toi — des gens qui ressentent, qui parlent avec le cœur, même quand c’est pas “cool”.
Parce que c’est ça, la vraie humanité.
Pas les gens qui contrôlent tout, mais ceux qui vivent tout.
Alors la prochaine fois qu’on te dira “t’es trop sensible”, réponds simplement :
“Non. Je suis juste vivante.”
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